
Pendant des années, mon corps m’a envoyé des signaux.Des troubles digestifs, des migraines, des ballonnements.Je les voyais. Je les ressentais. Mais je ne savais pas encore comment les comprendre.Alors j’ai commencé à observer. Ce que je mangeais. Ce que je ressentais. Ce qui changeait. Ce qui revenait.Sans savoir encore que cette observation allait devenir le point de départ de tout le reste.
L’ananas est mon fruit préféré.À une période, j’en prenais systématiquement au dessert, tous les midis. Et quelque chose m’a intriguée : je digérais mieux, je me sentais plus légère.C’était suffisamment flagrant pour que je commence à regarder mon assiette autrement.Le lien entre ce que l’on mange et la façon dont on se sent n’était plus seulement une idée.C’était devenu une évidence.



Je suis devenue particulièrement attentive à ce que je mangeais et à la façon dont mon corps réagissait.Pourtant, les troubles persistaient. Les maux de ventre, les ballonnements, la constipation chronique, cette digestion difficile quoi que je fasse.J’ai multiplié les consultations.On me disait que j’allais bien. Que je faisais du sport. Que j’étais en bonne santé. Parfois même que c’était probablement dans ma tête.Les symptômes étaient regardés les uns après les autres.Mais jamais vraiment ce qui les entourait.Mon alimentation. Mon sommeil. Mon rythme. Mon quotidien.

Je l’avais pris faute de mieux. Aucun créneau ailleurs, un médecin que je ne connaissais pas.Lui a pris le temps de m’écouter. Vraiment.Et nous avons identifié mon intolérance au gluten.Des années de questions trouvaient enfin une réponse.J’ai retiré le gluten de mon alimentation. Les maux de ventre ont disparu. Les migraines aussi, celles que je traitais depuis des années avec un traitement de fond qui n’y changeait rien.Et j’ai compris ce qui m’avait manqué pendant tout ce temps.Pas simplement une réponse.

Un regard d’ensemble.Quelqu’un qui ne regarde pas seulement ce qui fait mal, mais qui cherche aussi à comprendre ce qui se passe autour.
Parfois, le premier remède n’est pas dans une ordonnance.
Il est dans l’assiette.
Je me suis alors formée à la nutrition.Non pour réciter un savoir, mais d’abord pour comprendre ce que j’avais vécu.Comprendre les liens entre ce que nous mangeons, notre quotidien et ce qui se passe dans notre corps.Apprendre à observer avant de vouloir corriger. À questionner avant de conclure.Et surtout, ne pas regarder une personne comme une succession de symptômes, d’habitudes ou de choses à changer.
Regarder l’ensemble.C’est probablement ce que j’aurais aimé recevoir toutes ces années.Et c’est devenu ma manière d’accompagner.

Écouter les maux comme on écoute les mots :
ils disent toujours quelque chose.

C’est de ce chemin qu’est née Madame Ananas.La nutrition en a été le premier métier. Mais très vite, une évidence s’est imposée : prendre soin de soi ne pouvait pas s’arrêter à ce que l’on met dans son assiette.Il y avait aussi le corps. La manière dont on bouge, dont on le ressent, dont on l’écoute et dont on apprend à mieux le connaître.Et puis la conscience. Ce que l’on observe. Ce que l’on questionne. Les habitudes que l’on répète sans toujours savoir pourquoi. Les choix que l’on fait parfois autrement lorsque l’on commence à mieux se comprendre.
Nutrition. Corps. Conscience.Trois dimensions qui se répondent. Et une même manière d’aborder les choses : observer, questionner, comprendre avant de chercher à transformer.
Parce qu’au fond, prendre soin de soi ne devrait peut-être pas être ce que l’on s’accorde exceptionnellement lorsque l’on en ressent le besoin.

Prendre soin de soi.
Pas comme une expérience exceptionnelle.
Comme une habitude.
L'écoute que vous n'avez peut-être jamais reçue vous attend.
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